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Lutte contre l’absentéisme : 31 familles risquent d’être privées d’allocation

jeudi 19 mai 2011

La lutte contre l’absentéisme s’intensifie

Lors de son intervention devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale a révélé que 31 demandes de suspension d’allocations familiales ont été envoyées à la CAF (Caisse d’Allocations Familiales), à cause de l’absentéisme scolaire. Le décret publié au journal officiel stipule que lorsque le directeur de l’établissement scolaire constate quatre demi-journées ou deux jours d’absence injustifiée d’un élève en un mois, il doit aviser l’inspecteur d’académie qui à son tour lancera un avertissement aux parents. En cas de récidive au cours du mois suivant, l’Inspecteur d’Académie sera tenu de saisir le directeur de la CAF pour qu’il suspende le paiement des allocations dues au nom de l’enfant absentéiste.

8 absentéistes sur 10 retournent à l’école après un premier avertissement

Selon le premier constat, environ 10 000 cas d’absentéisme auraient été enregistrés par les directeurs d’école dans 56 départements. Dès que les parents d’élèves ont reçu le premier avertissement, 8000 absentéistes ont retrouvé le chemin de l’école. Il a fallu encore envoyer un deuxième courrier aux 2000 familles restantes. Aux dernières nouvelles, cinq familles sont temporairement privées d’allocations familiales sur les 31 demandes adressées. Il faut noter que selon la loi, le paiement des allocations familiales peut reprendre lorsque le directeur de l’organisme payeur reçoit une information venant du directeur d’école indiquant que l’élève absentéiste a repris ses cours normalement et qu’aucune absence non motivée n’a été signalée pendant un mois.

Une loi qui ne fait pas l’unanimité

Depuis son adoption en juin 2010, cette loi a fait l’objet de beaucoup de controverses dans le monde de l’éducation. Les membres du parti socialiste et l’association « Justice pour toutes les familles » sont les plus grands détracteurs de ce dispositif. La fondatrice de l’association, Maître Fadéla Houari a déclaré au journal Parisien que la loi est totalement injuste et ne sert qu’à punir les familles défavorisées tout en culpabilisant davantage les parents. Aux yeux du Maître Houari, la loi ne fait que creuser un fossé entre les familles qui reçoivent ou non cette aide de l’État. Cependant, le gouvernement n’est pas de cet avis. Au contraire, il voit en cette mesure une dernière ressource pour combattre l’absentéisme scolaire. D’après un sondage CSA, 63 % de Français sont favorables à cette nouvelle loi contre 32 %.

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