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Les écoles de la deuxième chance, vers une réintégration des décrocheurs

lundi 30 janvier 2012

Généralités sur les E2C

Le décrochage scolaire est un phénomène très répandu à travers le monde. Seulement en France, les statistiques montrent que chaque année, 150 000 enfants arrêtent l’école pour des raisons diverses. Depuis 1995, suite à l’adoption de la proposition d’Édith Cresson, définie dans son célèbre Livre Blanc, par la commission européenne, la réinsertion de ces jeunes est devenue un souci primordial pour de nombreux pays. Pour le cas de la France, cette adoption se concrétise par l’instauration des E2C. Ainsi, actuellement, plusieurs écoles de la deuxième chance y sont ouvertes. Toutefois, il convient de souligner que pour intégrer les E2C, des critères sont à respecter. Parmi les plus importants, la motivation de l’élève est vraiment cruciale.

Fonctionnement et principe

Le principal objectif, pour les écoles de la deuxième chance, est d’assurer une meilleure insertion professionnelle et sociale pour ces jeunes qui arrêtent prématurément l’école. La période de formation dure environ entre 9 mois et un an durant laquelle, ils doivent réussir à maîtriser les connaissances de base comme la lecture et l’écriture notamment, puis s’ajoutent également la notion d’informatique et celle des langues étrangères. Pendant ce temps, deux ou trois stages sont effectués en entreprise afin de les familiariser avec l’univers professionnel. À l’école, chaque jeune est encadré par un référent qui se charge notamment de l’orienter et de lui donner des instructions durant la formation. Il est également libre de discuter de ses problèmes avec ces référents, qu’ils soient d’ordre pédagogique ou personnel. Ce suivi-évaluation se poursuit même lors du stage en entreprise où l’élève est supervisé par un tuteur.

Les résultats

Plus récemment, des chiffres relatifs aux écoles de la deuxième chance montrent qu’en fin 2011, plus de 100 sites sont implantés en France et que près de 11 500 jeunes ont été inscrits durant l’année, ce qui correspond à une augmentation de 42 % par rapport à l’année 2010. En ce qui concerne le taux de réussite, en moyenne, 70 % des jeunes formés arrivent à décrocher un CDI ou un CDD dès leur sortie. Ces résultats spectaculaires sont les fruits d’une forte coopération entre les écoles de dernière chance et de nombreux partenaires dont principalement l’Éducation nationale, la commission européenne, les collectivités territoriales ainsi que de nombreux autres organismes et entreprises.

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