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Le redoublement scolaire, est-ce une solution ou un problème ?

mercredi 1er février 2012

Des chiffres alarmants en France

Des études statistiques menées en France ont montré qu’en moyenne, chaque année, plus de 60 000 élèves sont victimes de redoublement. Par rapport aux autres pays de l’OCDE, la France se trouve au début de la liste. Au niveau du taux de redoublement dans les écoles primaires par exemple, s’il n’est que de 2 % en Grèce, en France par contre, il atteint les 17,8 %. Il en va de même pour le taux de redoublement dans les écoles secondaires où il est de 23,5 % en France contre seulement 0,5 % en Finlande. Toujours dans ce cadre, 38 % des jeunes français âgés de 15 ans affirment avoir déjà redoublé au moins une fois durant leurs études.

Le débat autour du redoublement

Le redoublement scolaire est-il nécessaire ou non ? Voilà la question fondamentale que se posent les parents et les enseignants d’aujourd’hui. Suites à des études statistiques menées en Wallonie et à Bruxelles, sur un échantillon de 1000 individus, dont parents et enseignants, 65 % des parents et 58 % des enseignants enquêtés déclarent être pour le redoublement des élèves. Ainsi, selon ces derniers, c’est le meilleur moyen pour aider les enfants en difficulté. Toutefois, pour certains, redoubler est une perte de temps. En effet, il constitue plutôt une sorte de démotivation pour les élèves qu’une aide. Des études comparatives entre plusieurs pays ont montré que les pays qui affichent un taux de redoublement élevé sont beaucoup moins performants, sur le plan éducatif, que ceux dont le taux est faible.

Quelle solution adopter ?

Bien que les coûts liés au redoublement d’un élève soient élevés, il n’est pas non plus envisageable de supprimer définitivement ce principe. Cependant, des mesures sérieuses doivent être prises afin que le redoublement ne constitue pas un problème, mais une solution. Ainsi, une transformation profonde de la méthode pédagogique est alors préconisée. Par exemple, afin que les enseignants puissent déterminer avec précision les compétences non acquises des élèves, il serait idéal d’évaluer non le niveau de ces derniers, mais plutôt leurs compétences. Les enseignants doivent alors avoir en leur possession des instruments leur permettant de repérer facilement les difficultés des élèves, puis de les examiner au cas par cas ensuite. Ainsi, bien que nécessaire, le redoublement ne doit être envisagé que pour des situations vraiment exceptionnelles.

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